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Payer pour s'faire piquer, Cuba île très convoitée…

Payer pour se faire piquer… Avant poème

Voyager, c’est parfois payer pour une pause bien méritée…
Et recevoir en prime une piqûre non sollicitée.

Philipin

Fatigué de son hiver québécois, rêve d’un soleil flamboyant,
Y s’imagine sur la plage, cocktail à la main, libre et insouciant.
Varadero lui promet palmiers, buffets et sable charmants,
Mais derrière un cocotier, un moustique prépare son triste plan.

Y paye son voyage comme on achète du pain doré.
Il pense revenir bronzé, heureux, et certainement comblé.
Mais la facture cache une clause non signée,
Un insecte cubain l’attend avec sa seringue bien chargée.

Ce poème…

A été brodé pour ceux qui veulent voyager sans s’faire importuner,
Et qui savent où aller pour revenir en pleine santé.

Bonne lecture… Attention aux piqûres !

Payer pour se faire piquer, Cuba île très convoitée…

Je rêve d’un sable doré, Varadero m’appelle, ciel azuré,

Je paye mon billet, sourire affiché,

Sans m’douter que j’allais m’faire arnaquer

J’veux décompresser…

Sous les palmiers, je sirote mon « ti-verre » de rhum,

Pensant que pour moi, la vie est très bonne.

Mais une « tite-mouchette », discrète et friponne,

M’infiltre un cadeau empoisonné, la démone de conne.

Croyant payer pour le soleil et la mer,

Pour les cocotiers, l’air léger et clair.

J'apprends que ma facture cache une drôle d’affaire,

Un vaccin concocté par une « tite-bibite corsaire ».

Quelle imposture me dis-je en m’grattant…

Pas de breloque ni de souvenir clinquant,

Juste une fièvre infiltrée tout bonnement.

« V’là un souvenir vraiment insultant ».
À l’aéroport, je tousse comme ça pas d’bon sang,
Les douaniers se moquent de m’voir souffrant.

Varadero m’a donné sa récompense,
Un moustique diplômé en finance!
Voyager pour me divertir, c’est tout un pari,
Je croyais acheter soleil et paradis tout compris…
Mais dans mon budget mal ficelé,
Se cache la dengue… Cet item non convoité.

J’ai ri malgré la démangeaison…
Voilà ma carte postale, quelle insubordination!
Pas d’salsa, pas d’tourista, pas d’morpion,
Mais « jusse’un ti-virus » signé de l’aiguillon.

En somme…

« La vie est un marché,

On paie pour bronzer et s’reposer,

Et des fois, sans reçu ni comptabilité,

On r’part piqué… Mais surtout bien avisé ».